Les travailleurs ont pointé du doigt des « conditions de travail catastrophiques » et la « vétusté avancée » des bâtiments. Ils réclament notamment :
Malgré son statut de niveau 2, l’hôpital continue de subir :
- Une réhabilitation globale de l’hôpital,
- L’exécution de la proposition du FONSIS de 2019,
- Une augmentation de la subvention financière, en cohérence avec son statut d’hôpital de niveau 2,
- Et le redéploiement temporaire du personnel vers le nouvel hôpital Seydi Elhadji Malick Sy en attendant la réhabilitation.
« L’hôpital étouffe sous des conditions de travail désastreuses, un manque d’homogénéité et un dysfonctionnement des services éparpillés », a déploré le porte-parole de l’intersyndical, Sidy Lamine Ndoye. Selon lui, l’établissement a largement dépassé ses capacités d’accueil et d’hospitalisation, ce qui compromet gravement la prise en charge des patients.Le personnel s’inquiète particulièrement de l’avenir de l’hôpital avec l’ouverture imminente du nouvel hôpital Seydi Elhadji Malick Sy à Yadjine. M. Ndoye rappelle qu’en 2019, l’État avait promis une réhabilitation complète via le FONSIS — à l’image de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba — avant de changer de cap au profit d’une nouvelle infrastructure. « Malheureusement, ce projet a été abandonné au détriment de notre établissement », regrette-t-il.
Malgré son statut de niveau 2, l’hôpital continue de subir :
- Une subvention équivalente à un niveau 1, insuffisante pour couvrir ses charges,
- Un faible investissement de l’État,
- Une implantation inadaptée sur un site exigu prévu à l’origine pour un simple centre de santé,
- Une impossibilité d’extension à cause des habitations environnantes,
- Un risque élevé d’inondation car situé en bas-fond,
- Et une architecture défaillante, aggravant les problèmes structurels.