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Zac Mbao : un réseau présumé de faux documents démantelé par la police


Rédigé le Vendredi 13 Février 2026 à 10:09 | Lu 58 fois Rédigé par


Cinq individus ont été arrêtés à Zac Mbao pour leur implication présumée dans la fabrication de documents d’identité falsifiés. Un important matériel a été saisi lors de l’opération.


 

Les forces de l’ordre du commissariat de Zac Mbao ont interpellé jeudi cinq personnes soupçonnées d’être impliquées dans la production de documents administratifs falsifiés. L’opération a été déclenchée à la suite d’informations signalant la présence, à la Cité Nar, d’un individu déjà connu des services de police pour des faits similaires.

Selon le journal Libération, les investigations ont permis de localiser le domicile du suspect principal. Sur les lieux, les enquêteurs ont surpris cinq personnes en pleine activité, en possession de passeports sénégalais falsifiés ainsi que d’un ensemble d’équipements destinés à la fabrication de faux papiers.

La perquisition a conduit à la saisie de dix-sept photographies d’identité accompagnées de données personnelles relatives à des ressortissants arabes et européens, d’un passeport vierge avec talon non exploité, de cinq cartouches d’encre, de sept dispositifs de datage, de sept cachets multicolores, de feuilles A4 utilisées pour la confection des documents, de deux ordinateurs portables, de trois clés USB, de deux imprimantes dont une dédiée à l’impression photographique, de deux tubes de colle, d’un appareil de détection de faux documents ainsi que de deux talons vierges de cartes d’identité sénégalaises sans photo ni inscription.

Au cours des auditions, les personnes arrêtées ont reconnu que le matériel découvert servait à produire des documents contrefaits. Une fouille complémentaire menée dans un local commercial situé au centre commercial El Malik à Dakar a permis de retrouver un ordinateur portable, une page issue d’un faux passeport comportant un visa Schengen, deux carnets de vaccination internationaux vierges ainsi que d’autres pièces jugées suspectes.

Il ressort également qu’un des mis en cause faisait l’objet d’un avis de recherche émis par le commissariat de Pikine dans une procédure liée à la fabrication et à l’utilisation de faux documents. Le dossier est actuellement en cours d’instruction devant le cabinet du juge d’instruction de Pikine-Guédiawaye, précise Libération.



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