Face aux journalistes, il a d’abord présenté ses condoléances à la famille du défunt, à ses camarades étudiants et à l’ensemble de la communauté universitaire. « C’est une perte douloureuse pour la nation.
Un jeune qui part dans ces conditions est une blessure pour tout le pays », a-t-il déclaré avec gravité.
Un jeune qui part dans ces conditions est une blessure pour tout le pays », a-t-il déclaré avec gravité.
Babacar Gueye a insisté sur la nécessité d’une enquête transparente et indépendante afin d’établir clairement les responsabilités. Selon lui, « la lumière doit être faite sans complaisance ni protection, afin que justice soit rendue ».
Il a souligné que les universités doivent rester des espaces de savoir et non des zones de confrontation violente. Pour lui, les tensions répétées sur le campus traduisent un malaise profond qu’il faut traiter à la racine.
Tout en demandant que les responsabilités soient situées, Babacar Gueye a lancé un appel au calme et à la retenue. Il a invité les étudiants à privilégier le dialogue et exhorté les autorités à ouvrir un cadre de concertation durable avec les représentants estudiantins.
« Nous devons éviter que de tels drames se reproduisent. Le dialogue reste la seule voie responsable », a-t-il affirmé.
La mort d’Abdoulaye Ba a ravivé le débat sur les conditions de vie des étudiants, la gestion des revendications universitaires et l’intervention des forces de l’ordre dans l’espace académique. Plusieurs voix, politiques et issues de la société civile, réclament des réformes structurelles.