Le mode opératoire est bien rodé. Les escrocs créent de faux profils, souvent féminins, avec des photos attractives récupérées sur Internet. La discussion commence de manière anodine : compliments, échanges quotidiens, promesses d’avenir commun.
Puis vient le moment clé : un prétexte d’urgence. Billet d’avion bloqué, maladie soudaine, colis retenu à la douane. La victime, déjà émotionnellement investie, accepte d’envoyer de l’argent via transfert mobile.
En quelques semaines, certaines personnes perdent des centaines de milliers de francs CFA. La honte pousse beaucoup d’entre elles à ne pas porter plainte.
Les enquêteurs exploitent désormais les traces numériques : adresses IP, historiques de transactions, numéros enregistrés sous de fausses identités. Mais les réseaux utilisent souvent des complices pour récupérer l’argent physiquement.
Cette montée en puissance de la cyber-escroquerie interroge sur l’éducation numérique et la vulnérabilité affective dans un monde hyperconnecté.