Ce jeudi 22 mai 2025, la Cour suprême du Sénégal a rendu un arrêt historique en annulant le décret n°2023-2152, portant nomination des membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Cette décision constitue un jalon important dans la consolidation de l’indépendance des institutions électorales au Sénégal.
La plus haute juridiction administrative du pays a jugé illégale la décision de l’exécutif, donnant ainsi raison aux plaignants, Maître Abdoulaye Tine et l’expert électoral Ndiaga Sylla, qui avaient dénoncé plusieurs manquements graves.
Parmi les irrégularités évoquées figuraient :
La violation du principe de continuité de la CENA, établi par les articles 4 et 7 du Code électoral ;
Une atteinte aux droits fondamentaux des électeurs (article 5) ;
Et le non-respect des normes internationales d’impartialité électorale. 🔍 Un signal fort pour la démocratie africaine
Par cette annulation, la Cour rappelle que l’ingérence politique dans la gestion électorale n’est pas tolérable. Elle envoie un message clair à l’échelle régionale : l’indépendance des institutions électorales est un pilier non négociable d’un processus démocratique crédible.
👏 Une victoire collective saluée
Les requérants ont tenu à remercier les magistrats, mais aussi le collectif d’avocats — dont Me Macodou Ndour, Me Demba Ciré Bathily et Me Moussa Sarr — ainsi que les médias et la société civile, qu’ils considèrent comme des acteurs incontournables de la veille démocratique.
📌 Des appels à l’action
Suite à cette décision, les plaignants appellent les autorités compétentes à :
Appliquer immédiatement l’arrêt, pour garantir une composition légale de la CENA ;
Assurer des élections transparentes et équitables, libres de toute influence politique. 🗳️ Un nouveau chapitre pour l’État de droit
Ce jugement renforce la crédibilité des institutions judiciaires sénégalaises et marque une victoire du peuple dans sa quête pour une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la redevabilité.
igfm