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Nicolas Maduro arrêté par les États-Unis : choc diplomatique et crise politique à Caracas


Rédigé le Dimanche 4 Janvier 2026 à 12:02 | Lu 155 fois Rédigé par Lat Soukabé Fall


Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, Caracas, la capitale du Venezuela, a été frappée par des bombardements menés par les États-Unis. L’opération a abouti à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, exfiltrés vers les États-Unis. Donald Trump a annoncé que Washington prendrait provisoirement en charge la direction du pays, tandis que la Cour suprême vénézuélienne a nommé Delcy Rodriguez présidente par intérim.


Arrivé aux États-Unis, Nicolas Maduro a été conduit au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn, connu pour accueillir des personnalités célèbres. Escorté par des agents de la DEA, il devra répondre de quatre chefs d’accusation, dont narco-terrorisme et trafic de cocaïne, liés à un acte d’accusation initialement émis en 2020. La justice américaine prévoit une comparution imminente devant le juge Alvin Hellerstein, 92 ans, nommé par Bill Clinton.

Son épouse Cilia Flores est également détenue, et tous deux passeront leur première nuit en prison avant d’être formellement inculpés.


Face au vide du pouvoir, la Cour suprême vénézuélienne a désigné Delcy Rodriguez, 56 ans, présidente par intérim. Ancienne ministre de la Communication, chef de la diplomatie, vice-présidente et ministre de l’Économie, elle est considérée comme une technocrate proche du pouvoir militaire et du président déchu.

Donald Trump a indiqué vouloir collaborer avec elle pour assurer une transition politique « sûre », bien que les détails de cette gouvernance temporaire restent flous. L’opposition traditionnelle, dont Maria Corina Machado et Edmundo Gonzalez Urrutia, a été écartée.
 

Le pape Léon XIV a appelé à garantir le bien-être du peuple vénézuélien et la souveraineté du pays.

La Corée du Nord a dénoncé l’opération comme une « grave atteinte à la souveraineté » du Venezuela.

La Chine a demandé la libération immédiate de Maduro et de son épouse, estimant que leur expulsion viole le droit international.

Le Mexique a vu des milliers de manifestants descendre dans les rues pour condamner « le régime yankee ».  

Donald Trump a invoqué la doctrine Monroe, qu’il a rebaptisée « doctrine Donroe », pour justifier l’intervention militaire, en la présentant comme une protection des intérêts américains et de la lutte contre le narcotrafic. Cette justification soulève de nombreuses interrogations sur la légalité de l’opération au regard du droit international.

Aux États-Unis, l’intervention divise même le camp Trump, certains leaders MAGA s’opposant à des actions militaires à l’étranger.
 

Baptisée « Absolute Resolve », l’opération militaire a duré moins de cinq heures. Selon le général Dan Caine, chef d’état-major américain, elle a été menée avec une coordination précise entre forces aériennes et unités au sol, permettant la capture de Maduro sans résistance apparente.
 

L’enlèvement de Nicolas Maduro et sa détention à New York marquent un tournant historique pour le Venezuela et relancent le débat sur l’interventionnisme américain en Amérique latine. La situation reste fragile, avec des implications politiques, juridiques et diplomatiques majeures dans la région et dans le monde.



Lat Soukabé Fall
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