Ces deux décès portent à plus d’une quinzaine le nombre de morts dans les zones d’orpaillage du sud-est du Sénégal en moins de trois mois. Les accidents s’accumulent, illustrant l’extrême dangerosité de ces sites, où le travail se fait souvent dans l’urgence et sans mesures de sécurité. Les familles endeuillées, confrontées à la perte brutale de leurs proches, vivent dans l’angoisse permanente.
L’orpaillage artisanal attire de nombreux jeunes à la recherche de revenus rapides. Mais les conditions de travail restent précaires : puits creusés de manière anarchique, absence d’équipements de protection et encadrement technique quasi inexistant. Cette combinaison de facteurs transforme chaque excavation en un pari avec la vie, et expose les orpailleurs à des risques mortels élevés.
Face à cette situation, autorités locales, organisations communautaires et acteurs de la sécurité appellent à une meilleure organisation des sites et au renforcement des mesures de surveillance. À Léfakho, la peur et le deuil se mêlent à l’urgence de prévenir de nouvelles tragédies, alors que le spectre des éboulements continue de hanter les populations vivant à proximité des mines artisanales.