L’examen a été réalisé au Laboratoire d’Anatomie et de Cytologie Pathologiques de l’Hôpital Général Idrissa Pouye par le Dr M. A. Diallo. Selon le document, l’étudiant est décédé des suites d’un polytraumatisme sévère, consécutif à un mécanisme traumatique majeur.
Dès les premières lignes, le rapport rejette catégoriquement les hypothèses initialement avancées, notamment celle d’une crise d’asthme ou d’un malaise naturel isolé. L’expertise est formelle : la mort d’Abdoulaye Ba est liée à des lésions traumatiques multiples et graves.
L’autopsie décrit une série de lésions touchant plusieurs organes vitaux, avec une prédominance sur le côté gauche du corps. Le médecin légiste fait état de fractures des 10ᵉ et 11ᵉ côtes gauches. Ces fractures ont provoqué un « embrochage » du poumon, entraînant des plaies profondes et un important hémothorax, c’est-à-dire une accumulation massive de sang dans la cavité thoracique.
Les constatations ne s’arrêtent pas là. Des lésions sévères ont également été relevées au niveau de la rate et du rein gauche, responsables d’hémorragies internes abondantes dans la cavité abdominale. Ces atteintes ont considérablement aggravé l’état de la victime.
Sur le plan crânien, aucune fracture du crâne n’a été observée. Toutefois, l’étudiant présentait une commotion cérébrale ainsi qu’une hémorragie sous-durale, signe d’un choc violent à la tête.
Selon l’analyse médico-légale, c’est la combinaison des hémorragies thoracique, abdominale et crânienne qui a conduit à une défaillance cardio-respiratoire aiguë fatale.
« L’ensemble des lésions observées est compatible avec un traumatisme violent à prédominance thoraco-abdominale gauche », précise le rapport signé par le Dr Diallo.
Ces conclusions techniques constituent désormais une pièce centrale de l’enquête. Elles orientent clairement les investigations vers l’hypothèse d’un choc violent, dont l’origine exacte: accidentelle ou consécutive à des coups, devra être établie par les autorités judiciaires.
L’affaire, déjà très sensible au sein de la communauté universitaire, pourrait connaître de nouveaux développements à la lumière de ces éléments médico-légaux.