Selon des sources proches du dossier, l’un des inculpés, présenté comme porteur du VIH/Sida, aurait cité le nom d’un agent de police lors de son audition au fond devant le magistrat instructeur. À la suite de ces déclarations, le juge a ordonné que le fonctionnaire soit entendu à son tour par les enquêteurs.
La recrue des forces de l’ordre a ainsi été interpellée puis placée en garde à vue.
Face aux enquêteurs, l’agent mis en cause a formellement contesté les accusations d’« actes contre nature » qui lui sont imputées. Afin de vérifier certains éléments du dossier, les gendarmes ont procédé à une réquisition aux fins de dépistage du VIH.
D’après les mêmes sources, les résultats du test se sont révélés négatifs, un élément qui pourrait peser dans l’appréciation judiciaire du dossier.
Malgré ce résultat médical, et sauf revirement de dernière minute, l’agent de police devrait être présenté ce lundi devant le juge d’instruction du premier cabinet près le Tribunal de Pikine-Guédiawaye, en même temps que les deux autres personnes arrêtées dans le cadre de la même procédure.
L’affaire, qui continue de susciter de vives réactions dans l’opinion, reste donc en cours d’instruction. Le magistrat devra déterminer les responsabilités pénales éventuelles de chacun des mis en cause.