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À Diamniadio, le président appelle à une justice tournée vers la prévention et le dialogue


Rédigé le Mercredi 18 Février 2026 à 08:36 | Lu 69 fois Rédigé par


Lors de la pose de la première pierre de l’école du Barreau à Diamniadio, le président Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une justice moderne axée sur la prévention et la cohésion sociale.


  Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a affirmé qu’une justice moderne ne doit pas seulement trancher les litiges, mais aussi prévenir les conflits et les transformer en opportunités de dialogue et de progrès.
Le chef de l’État s’exprimait mardi à Diamniadio, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l’école de formation du Barreau du Sénégal. Il a souligné que cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la « Vision Sénégal 2050 », qui place la justice, la gouvernance et la paix sociale au cœur d’un développement durable, souverain et inclusif.
Selon lui, cet événement dépasse le simple lancement d’une infrastructure. Il traduit une volonté de transformation profonde du système judiciaire national. Dans cette perspective, le rôle de l’avocat est jugé stratégique et irremplaçable.
S’adressant aux membres du barreau, le président a rappelé que leur mission va au-delà du prétoire. Par le conseil, la médiation, la conciliation et l’arbitrage, ils participent à la régulation sociale, contribuent à apaiser les tensions et à sécuriser les relations économiques et sociales, tout en renforçant la cohésion nationale.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de promouvoir une gouvernance fondée sur l’anticipation des crises, le dialogue et la responsabilité partagée. Cela suppose, selon lui, de disposer de professionnels du droit capables de proposer des solutions innovantes, rapides et consensuelles, dans le respect des principes de l’État de droit.
Au-delà des infrastructures, il a évoqué le défi des ressources humaines dans le secteur judiciaire, qu’il qualifie de préoccupant. Le Sénégal compte actuellement 530 magistrats, soit un magistrat pour 100 000 habitants, ainsi que 472 greffiers et 439 avocats inscrits au tableau de l’Ordre. Ces déséquilibres, a-t-il estimé, interrogent la capacité du pays à garantir un accès équitable et efficace à la justice, notamment en raison des disparités territoriales.
La future école des avocats comprendra 16 salles de classe modernes et un auditorium de 400 places. Le complexe intégrera également des blocs administratifs ainsi que des infrastructures d’hébergement destinées à offrir des conditions optimales de formation et de fonctionnement.


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