Selon Libération, cette plainte faisait suite à l’envoi d’images compromettantes à ses proches, parmi lesquelles figuraient celles d’une amie actrice dont l’identité n’a jamais été révélée. Les photos en question montraient Pape Cheikh Diallo dans des situations intimes et avaient été partagées sans consentement, suscitant une vive polémique.
Lors de l’enquête, les versions des deux protagonistes divergeaient fortement. Pape Cheikh Diallo a affirmé avoir envoyé ces images, sur lesquelles il exposait ses fesses – dans un contexte humoristique. Il expliquait vouloir « juste » montrer à Cheikh Diop qu’il souffrait lui aussi de boutons à cet endroit, minimisant ainsi l’impact de l’envoi.
Cheikh Diop, pour sa part, conteste cette version et évoque des pressions et menaces visant à diffuser ces contenus à un large public. Cette divergence de récits avait compliqué l’enquête et attiré l’attention des autorités et des médias.
L’affaire avait mis en lumière les dangers liés à la diffusion de contenus intimes et à la collecte illicite de données personnelles, un sujet qui reste sensible au Sénégal et ailleurs. Les experts en sécurité numérique soulignaient déjà à l’époque la nécessité de renforcer la protection des informations privées sur Internet.
Aujourd’hui, alors que Pape Cheikh Diallo est de nouveau au centre d’une enquête, ces révélations de 2019 prennent une nouvelle dimension. Elles interrogent sur la responsabilité des personnalités publiques et sur les limites entre humour et atteinte à la vie privée.
Cette affaire rappelle aussi que les contenus diffusés sur les réseaux sociaux peuvent avoir des conséquences légales graves, même plusieurs années après leur partage. Elle soulève enfin le débat sur l’éthique, la confidentialité et la vigilance nécessaires dans les interactions en ligne.