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A la une à Thiès - 13 janvier 2020

THIES: REFUS DE QUITTER LE MARCHE SHAM, LES MAREYEURS DE THIES ANNONCENT UNE GRÉVE DE 72H

REFUS DE QUITTER LE MARCHE SHAM, LES MAREYEURS DE THIES ANNONCENT UNE GRÉVE DE 72H

Les mareyeurs et vendeurs du marché Sahm, très remontés  contre l’autorité, décrètent  3 jours sans poissons,  le 15 janvier. Une grève qui scelle, outre leur refus de quitter le très controversé marché mais aussi de dénoncer le prix exorbitant  au pont- bascule pour les  camions frigorifiques…

Pape Naar, chargé des relations extérieures de l’union de la corporation et ses camarades sont sur les dents et ruminent leur colère à la suite de leur dernière entrevue avec le préfet qui les somme de déguerpir. Le responsable revient sur les raisons de leur déception : «  C’est suite à une réunion  que l’autorité préfectorale qui avait demandé aux vendeurs  de poissons et mareyeurs, de s’apprêter à un éventuel déguerpissement face à la demande de plus en plus pressante d’un éventuel propriétaire du dit site. Le prétendant serait, selon la thèse officielle « un petit – fils » » » d’une nommée Anna Faye, disposant d’un acte d’attribution en  bonne et due forme ».

  1600 emplois informels, menacés…

A en croire le responsable  des occupants,  « le préfet  pour des raisons sociales avait suggéré au prétendant de viabiliser le site et les donner en location. Une proposition qui avait rencontré l’agrément des mareyeurs » ; mais, lors de la deuxième réunion, « la version du préfet avait- selon  eux, littéralement changé : « il était décidé à mettre à la disposition des vendeurs   seulement 200 cantines à  la disposition des 1800 vendeurs ». Ce que réfute l’union,  qui craint déjà la mise au chômage de 1600 vendeurs. Ce qui est inadmissible à leurs yeux. Dès lors,  que les mareyeurs accusent le préfet de vouloir sauvegarder l’intérêt d’un seul individu au détriment de la collectivité,  l’épreuve de force est engagée. Ils exigent des garanties formelles, par écrit d’un  nombre suffisant  d’emplacements : ils veulent après le déguerpissement, avoir la garantie, de recouvrer plus tard leurs anciennes places. Mais les prétentions des poissonniers butent contre « la décision de l’autorité, celle de les bouter hors du site controversé avant de partir ! » Les potentiels déguerpis, accusent le préfet de leur imposer la force et de vouloir anéantir les acquis, au prix de multiples efforts, depuis 1977. Faute d’alternative viable, ils changent de fusil d’épaule : le site de Sahm n’est pas une propriété privée mais, plutôt, celle de Dakar Bamako Ferroviaire (DBF), prétextant que les lignes ferroviaires,  distantes seulement  de 30 mètres  de la société ferroviaire.

Les prix exorbitants du pont- bascule…

Habib Diène, président des mareyeurs de l’Union, enfonce le clou ; il porte le combat des conducteurs de camions  frigorifiques qui se plaignent des tarifs exorbitants au pont – bascule. Une énième revendication posée sur la table des autorités. Enfin, de guerre lasse, vendeurs et mareyeurs interpellent le chef de l’Etat pour sauvegarder un pan de cette filière informelle, pourvoyeuse d’emplois, en danger. (vidéo)

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