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Thies: Réunion de partage de d’informations de l’étude portant sur l’intégration des données Génomiques dans la surveillance du paludisme




Thies: Lutte Contre Le Paludisme

Le service de parasitologie de la faculté de médecine et de mycologie de l’Université Cheikh Anta Diop en collaboration avec l’Université de Harvard et de CDC Atlanta a reçu de la fondation BILL et Mélinda Gates une subvention sur trois ans.

En effet les acteurs ont tenu un atelier de partage sur cette question à l’hôpital 10e avec le programme national de lutte contre le paludisme pour permettre ainsi la prise de décision éclairée sur ce projet. En effet il est question d’étendre ces efforts à la surveillance pour comparer les signaux génomique des parasites aux mesures épidémiologique et des niveaux de la transmission.

Ce projet propose quatre objectifs fondamentaux : Dresser une carte de la diversité génétique des parasites et des moustiques dans l’espace et dans le temps, utiliser des données génétiques pour le suivi de la résistance aux médicaments et aux insecticides

Utiliser des données génétique pour déterminer le lien entre les signaux génétique des parasites et des estimations de l’intensité de la transmission du paludisme fondées sur les données de terrains

Élaborer des plans de mise en œuvre pour soutenir la surveillance durable de la génomique au Sénégal et en Gambie.Les médecins et les chefs des districts sanitaire Sont engagés pour ensemble vaincre le paludisme au Sénégal.

En réunion de partage d’informations portant sur l’intégration des données génomiques dans la surveillance du paludisme, au centre de santé de Thiès, le professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’UCAD, a éclairé la lanterne des spécialistes et des gens ordinaires.

Une méthode innovante et révolutionnaire

Pour l’élimination totale du paludisme, le Sénégal a été choisi pour tester une nouvelle méthode ayant pour base la génomique. Fondée sur l’étude des gènes, « elle permet de surveiller et de prendre en charge le paludisme, grâce à une cartographie des gènes des parasites responsables » selon le docteur Ndiaye.

C’est aussi l’avis de Monsieur Doudou Sène, coordonnateur du PNLP (programme national de lutte contre le paludisme), qui ajoute que « la génomique est d’une importance capitale et permet d’avoir une lisibilité de la stratégie de lutte contre le paludisme. »

Par ce procédé, diront t-il,  « le parasite observé sur une personne vivant à Dakar, Kolda ou Ziguinchor  pourra être identifié et le malade mieux traité.»

Le  Sénégal sera le 1er pays pour donner l’exemple génomique

Avec l’identification du paludisme par les gènes à l’instar des   empreintes digitales (à chacun les siennes), le Sénégal sera le 1er pays pour donner l’exemple génomique, « un nouvel outil plus rapide et plus  performant. »

Financé  par la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce projet qui a démarré au 1er janvier 2020 sera déroulé sur trois ans.

Il sera officiellement lancé le 17 ou le 18 février 2020 à Dakar, en présence de représentants de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, de l’OMS et des partenaires.

10 régions et 50 sites ciblés

Les professionnels de la santé venus de 11 régions du Sénégal vont se déployer sur  10 régions et 50 sites. Si les résultats sont concluants, le programme sera étendu  au monde entier.

 Ce  projet de l’Université Cheikh-Anta-Diop (UCAD) de Dakar et du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) s’appuiera sur des enquêtes  dans les écoles publiques et coraniques, ciblera les femmes enceintes, les régions frontalières et la zone centre (Touba). Il sera déroulé en partenariat avec toutes les structures de santé et tous les partenaires luttant contre le paludisme.

Selon le professeur Daouda Ndiaye, « la génomique est un outil qui permettra de typer le parasite, de mieux prévenir le paludisme et d’anticiper sur la résistance des gènes aux molécules administrées. » 


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