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A la une à Thiès - 16 mars 2020

Une jeune Fille assassinée: A MÉDINA FALL, les meurtriers tuent plus que le Coronavirus

Le sang, cessera-t-il un jour de couler à Keur Saïb Ndoye, une bourgade nichée à l’extrémité du populeux quartier de Médina Fall, dans la commune de Thiès-Nord, où l’horreur a encore secoué l’opinion avec un nouveau cas de meurtre perpétré, dans la soirée du samedi 14 au dimanche 15 mars 2020, sur la personne d’une jeune fille de 16 ans, Khady Diouf, sauvagement tuée. Ce alors que l’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur le cas Marième Diagne, l’étudiante âgée de 25 ans, sauvagement assassinée en état de grossesse par son ex amant, Assane Guèye, avec plusieurs coups de couteau, le samedi 7 mars dernier, entre 14 heures et 15 heures.

Encore l’émoi et la consternation. C’est vers une heure du matin que le corps sans vie de la jeune fille a été découvert. « Elle serait en grossesse », pense Babacar Samb, membre de la famille qui l’avait adoptée. Un week-end macabre qu’auront vécu les populations de ce coin réputé dangereux compte tenu de la montée en flèche du grand banditisme qui sévit dans la zone. On se souvient encore du carnage du « dara » de Darou Kane, toujours à Keur Saïb Ndoye, dans la soirée du samedi 08 au dimanche 09 aout 2017, qui avait atrocement couté la vie à un jeune talibé de moins de 8 ans, Papa Ndiaye, sauvagement égorgé, en plus de deux de ses condisciples violemment éventrés dans les mêmes circonstances. Et deux mois seulement après, dans la même zone, une autre agression barbare avait mis fin aux jours d’un autre fils de la localité, Abdou Leye, 53 ans, vendeur de moutons de son état qui a été froidement tué, chez lui, par un groupe d’une vingtaine de malfrats lourdement armés. L’homme a été tué la nuit de la veille de la tabaski par les gangsters qui avaient emporté ses moutons et son argent. De surcroit convoyeur de légumes au Rond-point Diakhao, au marché Central de Thiès, venu de son lointain Djiolof natal, il était marié à deux femmes, Maty Mbath (1ère épouse) et Astou Cobar (2ème), et père de plusieurs enfants.

Dès lors, se pose, aujourd’hui plus que jamais, à Thiès, la question de l’insécurité, qui continue de gangrener la stabilité et la paix des honnêtes citoyens dans la ville. Pourtant, les autorités ont toujours promis de « faire de la sécurité l’aspect le plus important de leur action ». Mais que nenni !!! Aujourd’hui, plus que jamais, la psychose gagne du terrain dans la cité du Rail. Les agressions mortelles, de plus en plus violentes, vont crescendo. Avec, à l’affiche, des meurtres peut-être non encore élucidés, des agressions sauvages sur d’honnêtes citoyens, des pharmacies dévalisées, une circulation libre d’armes blanches, des cas de vols de bétail, la casse des boutiques, les attaques des boulangeries, entre autres, sur l’espace communal. Un tableau plus que macabre. « Que faire pour mettre un terme à cet état de fait ? », se demandent les Thiessois, très remontés contre les autorités compétentes, qui feraient mieux de « relever le niveau de vigilance au niveau des endroits tenus comme criminogènes ».

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