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Teuss Teuss Du Jeudi 24 Octobre 2019: Accusation de Vol qui finit à la police



24 Octobre

Teuss Teuss Du Jeudi 24 Octobre 2019: Accusation de Vol

Dans le salon d’une modeste demeure du quartier Darou Salam de la périphérie de Thiès, notre reporter Papis Seydi  s’entretenait  avec Ndèye Diakhou Dia, la vingtaine  qui peine à parler. Des larmes de désespoir et de rancœur intarissables, coulent le long de ses joues. A la fin de sa pathétique histoire où un de ses parents l’avait dit- elle  accusé  injustement de vol de vol de bijoux d’une immigrée d’Espagne. D’un geste solennel  avec l’index pointé au ciel comme pour prendre Dieu à témoin, jura qu’elle ne pardonnera jamais  le mal qu’on lui a fais. Orpheline , mais vivant avec son père et  le reste de la famille. Très affectée par cette fausse accusation, Diakhou  dont la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, considérait cette offense comme celle de trop. La voix étreinte par l’émotion et une douleur viscérale, geignait   et débitait une histoire hachée  jurons et de sanglots :

«J’ai le cœur meurtri, car depuis ma naissance, c’est la première fois qu’on m’accuse injustement de vol … » Tout commença avec la venue  la sœur de sa défunte mère, immigrée  d’Espagne  est venue  en vacances. Elle a toujours entretenu le entretenait  des rapports cordiaux jusqu’à  son départ. Une fois partie, une femme de la famille, m’accusa du vol de bijoux  de la vacancière.  Trois  années plus tard,  elle revint au Sénégal et Ndèye Diakhou qui ne se doutait de rien, voulut entamer la conversation ; mais constata  que sa tante, ne lui  accordait aucune importance,  l’intrigua.  Un peu plus tard, une autre femme de la maison creva l’abcès, l’accusa du vol de bijoux. Elle a cherché une concertation pour s’expliquer, se disculper, en vain. Le ton monta, Ndèye Diakhou, les nerfs à fleurs de peau, explosa, elle injuria de mère son antagoniste qui porta plainte. Après un simulacre de réconciliation à la police où elle avait reconnu les délits d’injures publique,  l’affaire piétinait, était presque  oubliée. Cependant, les stigmates de l’accusation  restaient plus vivaces que jamais. Le temps passa. Diakhou s’était mariée entre temps et attendait un  enfant. « C’est en cette période que j’ai  reçu une autre convocation pour se présenter à la barre du tribunal  de grande instance de Thiès après avoir juste  accouché et à la veille  du baptême de mon enfant ! »

Ndèye Khoudia, relaxée…

 A la question du juge de savoir si elle reconnaissait  toujours le délit d’injures contre la plaignante, elle acquiesça   avant de rétorquer que cette dernière l’avait injustement accusé de vol  dans cette maison de ses parents où elle ne se rendait que très rarement. «  Tu as donc voulu te faire justice toi-même ?  Tu ne sais pas que la justice  est là pour  cela ? ».Debout, imperturbable à la barre, elle  attendait  le verdict. Apres de brefs échanges entre le président et les jurés, le tribunal  la relaxa.  Quelques mois plus tard,  selon quelques indiscrétions du quartier,  « un voyant  qui avait été consulté  dans cette affaire,  m’avait innocenté du vol,  affirmant que  le véritable voleur des bijoux était des leurs… » Malgré ce réconfort moral, elle dit ressentir  ces meurtrissures,, au plus profond de son cœur … (vidéo)


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