Les éleveurs de Thiès réclament un foirail digne de ce nom
D’après SUD FM dans les départements de Thiès et Mbour, toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour une bonne la fête de Tabaski.
Selon Alassane Koté Niane, vice-président des éleveurs du foirail des champs de course de Thiès, la principale revendication porte sur « un foirail digne de ce nom. »
En effet, ils continuent de squatter l’espace en face des champs de course, avec comme corollaires « des problèmes de sécurité, d’éclairage, mais surtout d’accès à de l’eau potable, en cette période de coronavirus. »
Ce que les éleveurs déplorent le plus, c’est « qu’il n’y a qu’un seul robinet sur place, et l’eau est vendue à 700 francs ou 800 francs par baril, 50 francs par bidon. »
Il importe surtout de respecter les mesures barrières et de faire attention aux grands rassemblements
Malgré les points de vente du marché central et de Moussanté, ceux qui sont sur la route nationale, les foirails de Sèvkhaye et de Touba Toul, impossible pour le moment de garantir un bon approvisionnement en moutons.
Pour madame Awa Fall Ka, chef du service départemental de l’élevage « il importe surtout de respecter les mesures barrières et de faire attention aux grands rassemblements », même si, dira-t-elle « on est dans les dispositions pour accueillir les éleveurs. »
Pour ces derniers « il y a un grand retard dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement. »
La situation est quasi identique à Mbour : « impossible d’avoir un mouton à moins de 90 ou 95 000 frs» dit-on.
Cependant, selon le préfet Mor Talla Tine, « il faut reconduire les mêmes points de vente en se focalisant sur celui de Malicounda pour atténuer le déficit. »
Ce qui inquiète ici, c’est qu’on y parle aussi de « rupture dans l’aliment de bétail qui serait pourtant subventionné. »