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RAMADAN A THIES: Les Ménagère Thiessoises Dans L’enfer Des Marchés

A Thiès, le panier de la ménagère souffre terriblement en ce mois béni de Ramadan. Les braves bonnes dames de la belle capitale du Rail qui se réveillent tôt à l’aube, au premier chant du coq, pour préparer le repas du petit matin (Kheudd), avant de s’élancer sur le chemin du marché pour aller s’approvisionner en denrées alimentaires de première nécessité indispensables aux besoins du succulent plat du soir, entre autres délicieux petits repas prévus pour la rupture, suffoquent dans l’angoisse.

Elles se heurtent à toutes sortes de tracasseries pour remplir, ne serait-ce qu’à moitié, le panier de la ménagère. A 7 heures du matin déjà, Fatou Kiné Gueye et Awa Sarr, comme beaucoup d’autres vaillantes dames de la cité, se font distinguer à travers les labyrinthes des marchés Moussanté, Centrale, Grand-Thiès, Sahm, Thialy, Kheulgua, etc. Et avec le peu de bourses qu’elles disposent, les temps étant extrêmement durs, elles parviennent  quand même difficilement à s’en sortir.

Un exercice que la dame Ndèye Ami Ndiaye du quartier Diamaguene assimile, à la limite, à un parcours du combattant, ce, « rien que pour satisfaire les désirs de son Haj » qui, en vrai « doomou ndar », souhaiterait avoir chaque jour que Dieu fait son savoureux plat de « thiébou djieunn ». Seulement, la brave dame se désole de la rareté, par ces temps, du poisson sur le marché.

D’où la prise d’assaut des cantines à viande par les femmes qui, à défaut du poisson frais, préfèrent présenter du « thiébou yaapp, maaffé, thiou et même souloukhou ou mbalakhou saloum », entre autres plats sénégalais ben prisés. Elles ne manquent pas de déplorer le fait qu’« avec le Ramadan, il faut se munir d’un minimum de 3500 FCFA pour remplir le panier de la ménagère, alors qu’avant, cela se faisait avec au moins 2500 FCFA ». Nombre de femmes ne manquent pas de se lamenter : « la cherté de la vie, le manque de moyens.

Les gens sont devenus pauvres. Il n y a plus d’argent dans les ménages. On a beau manigancer, mais les chefs de familles, les maris, ne peuvent pas se payer le luxe d’augmenter la DQ. Les temps sont durs ».

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