Panel des jeunes cadres républicains APR Thies

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Les jeunes cadres républicains dans le cadre d’un diagnostic pour la remobilisation et la massification, ont organisé un panel portant sur une « étude croisée sur les raisons de la régression de Benno Bokk Yakaar (BBY) et les solutions à préconiser pour espérer renverser la tendance à Thiès ». 

Ce panel a été animé par des responsables tels que Maodo Malick Mbaye, M. Mor Ndiaye Mbaye sécrétaire technique du comité national de suivi du contenu local au ministère du pétrole et des énergies et de M.Magueye Boye maire de khombole.

Maodo Malick Mbaye est revenu sans langue de bois sur les raisons de la chute libre de la coalition Bby et du parti rewmi ces dernières années.

« En 2022, notre coalition a connu dans la ville et dans le département une régression qui a poussé à des défaites mémorables et cuisantes au plan politique et électoral. La moralité est que nous devons faire une analyse de la situation et regarder la vie politique avec les yeux de la vie politique. Et à ce niveau nous avons essayé de voir ce qui ne marchait pas », a t-il d’emblée tenté d’expliquer.

Pour lui, la responsabilité de cette déroute électorale revient aux deux leaders Macky et Idy. 

« Au delà des divergences, il y a un fait majeur qui s’est produit à Thiès au plan électoral et c’est la création d’une coalition dénommée « Mburok Sow » élargie avec le parti Rewmi. Qui, est traditionnellement détenteur du suffrage majoritairement des Thiessois », renchérit-il, ajoutant que « mal nommer les choses, c’est appeler à la misère du monde ». 

Dans son analyse, poursuit-il, on peut dire que les deux responsables sont notre camarade, le Président, Macky Sall et le président Idrissa Seck. 

Rappelant, ces moments politiques de guéguerre avec le parti Rewmi, Maodo M. Mbaye de signaler : « Nous avons mené des combats épiques contre le parti Rewmi pendant dix ans. Et nous avons su relever le score de la majorité de 7% à 41 % en dix ans. Un bon jour à travers une donne politique, le Président de la République décide de s’allier avec Idrissa Seck. 

Nous avons applaudi estimant que c’est une valeur ajoutée. Mais, il est arrivé que là où on s’attendait à avoir 88% des voix, nous nous sommes retrouvés avec moins de 30 % des voix ». 

Toujours d’après le leader apériste, « selon, Idrissa Seck, lui et le Chef de l’État ont échangé pendant 15 mois. Malheureusement, les membres de la coalition de BBY n’ont même pas eu une réunion de 15 minutes avec les militants du parti Rewmi. C’est de cette manière que nous avons été poussés à être ensemble pour gagner ». 

Cette attitude des deux leaders, a créé, dira-t-il, des frictions, des mécontentements, un découragement, bref, cela a créé une démotivation. 

Aussi, est-il d’avis que « les militants devaient être préparés pour la réussite d’un tel projet ». 

« Nous n’exigeons pas du Chef de l’État ce qu’il doit faire mais nous avons le droit à des explications. Qu’il nous rassemble et nous dise voilà ce que j’ai décidé : soyez ensemble. 

De la même manière, Idrissa Seck qui a été accompagné pendant 16 ans par les Thièssois est allé, malgré cet état de fait, embrasser le pouvoir pour créer le « Mburok Sow ». Seulement, faudrait-il que les condiments qui doivent aller avec ce « Mburok Sow » puissent être bien préparés », se désole-t-il. Pire, fait-il savoir, Idrissa Seck n’a parlé à personne. Il a pris sa décision qu’il a annoncée devant les médias avant de quitter le pays. 

« Aujourd’hui, il y a des faits qui ont démotivé les membres de la mouvance présidentielle », crache-t-il.

« L’autre élément est que nous de BBY nous avons fait preuve d’un manque réel de générosité, les uns envers les autres. Nous avons raté un cadre de concertation. Nous n’avons même pas un siège fonctionnel de la commune pour accueillir nos militants », regrette-t-il. Non sans faire remarquer que « la fonction la plus noble dans un parti politique, c’est la fonction de militant. Le militant de base de BBY est resté lui-même ».

Pour lui, « malheureusement, il y a une élite qui est là et qui gère les postes, la relation avec le Président de la République et qui ignore  royalement les militants. 

Les jeunes n’ont pas été motivés, les femmes n’ont pas été encadrées ni promues. Ce sont là les raisons qui nous paraissent fondamentales et que nous avons partagé avec les militants lors de ce panel ».

Cependant, malgré toute cette vague de déception, ces derniers, comptent se serrer les coudes pour faire face à ceux qu’ils appellent » les fossoyeurs de l’État ».

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