MAME DIARRA BOUSSO:LA COMMUNAUTÉ MOURIDE CÉLÈBRE LA VERTUEUSE MÈRE DE SERIGNE TOUBA

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De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golleré une petite localité du Fouta. Fille de Mouhamed Bousso, elle descend d’une lignée dont l’origine chérifienne attesté remonte jusqu’à l’imam Hassan fils de Ali, fils de Abu Talib.

De sa piété légendaire, elle a acquis le surnom de jaratul -lâhi, c’est à dire voisine de Dieu. Sokhna Diarra , jamais de sa vie , elle n’a manqué une prière, mieux elle n’a jamais accomplie une prière sans la faire précéder d’ablutions. Chacune de ses prières est conclue par une séance de Wird, et même en dehors du mois béni de ramadan elle s’adonnait souvent à la pratique du jeûne.
Cette femme vertueuse s’est illustré tout au long de sa vie courte de 33 ans mais pourtant ô combien importante d’enseignements. Habituellement, les femmes se distinguent par le papotage ou le commérage, sokhna Diarra pendant qu’elle s’occupait des travaux domestiques ou dans ses va et vient entre entre le puits et la maison , récitait entièrement le Dalà-ilul-khayrâti de l’imam jazûli (un célèbre recueil de prières sur le prophète PSL)

D’ailleurs, il est connu qu’elle consacrait le plus clair de son temps à la lecture ou à la récitation du coran, sinon elle formulait des prières en faveur du prophète (çalatu ala nabi).
Sokhna Diarra a passé sa vie à la quête de l’agrément de Dieu à travers le service rendu à son Maître et époux Serigne Mame mor MBACKÉ. Ainsi sokhna Diarra , uniquement soucieuse de se conformer en toute chose aux recommandations de Dieu a entrepris la résolution de se dévouer corps et âmes à son époux. Et il en a toujours été ainsi sans rien attendre en retour elle a toujours accompli son devoir fait de respect scrupuleux et de soumission totale à la volonté de cet époux.

Son histoire connue de tous en est une parfaite illustration. Il est arrivé une fois faute d’avoir reçu un contre ordre de Serigne Mame Mor MBACKÉ, elle a passé une nuit entière sous la tornade , agrippée à un pan de clôture alors que celui là même qui lui avait ordonné de procéder ainsi , avant d’aller exécuter ses adorations nocturnes dans sa chambre en l’oubliant sur place.

Une autre fois, plutôt que de déroger à l’ordre d’apporter de l’eau que lui avait donné son époux , elle a préféré se jeter dans le puits, avec la ferme intention de se servir directement à la nappe pour satisfaire son maître. La raison, c’est qu’elle n’avait pas trouvé de corde sur place pour tirer le liquide précieux. Cet épisode, si retentissant, est demeuré gravé dans la mémoire collective des croyants de ce pays . Il a été, par la suite, chanté magnifié par tous les exégètes du mouridisme qui s’en sont servi comme base argumentaire pour instruire nos consœurs sur les devoirs vis à vis de leurs époux.
C’est toujours dans la bonne humeur, et sans préjudice pour tous ses devoirs de civilité à l’égard des parents et hôtes de son époux, qu’elle s’occupait elle -même des ses travaux domestiques et de l’entretien de son foyer. Quand on connaît l’environnement hostile de Porokhane à l’époque, avec la sécheresse et la chaleur qui caractérisent cette partie du Sénégal, on peut mesurer combien étaient durs les travaux accomplis dans ces conditions. Pourtant sokhna Diarra ne s’est jamais plainte , n’a jamais rechigné à la tâche , pour la seule gloire de Dieu et de son prophète.

Le Magal de Porokhane une journée de commémoration et de reconnaissance qui lui dédiée

En 1866, elle rejoint le royaume des cieux à 33 ans elle est restée à jamais à Porokhane. Plus de 70 ans après, Serigne Bassirou, sous l’ordre de son père est allé « tenir compagnie à sa grand-mère ». Il a suivi les  premiers missionnaires de Serigne Touba qui ont pu repérer la tombe à l’intérieur du cimetière et avec l’aide de leur envoyeur. Ce dernier, âgé d’environ treize ans au Moment de l’inhumation de sa mère, avait pris la précaution de mettre des indications sur sa tombe. Ce que son fils Serigne Bassirou a découvert dés son arrivée sur les lieux . Serigne Bassirou a présidé le 1er Magal en 1952 à la demande des talibés.
Les pèlerins se retrouvaient pour réciter le coran c’est plus tard que le Magal a connu cette grande dimension qu’elle a aujourd’hui.
C’est Serigne Moustapha Bassirou qui a commencé par déménager les champs et daara à Porokhane.
Le puits de sokhna Diarra se trouve à Porokhane ou convergent de nombreux fidèles pour puiser de cette eau dite « miraculeuse » car c’est dans ce puits ou sokhna Diarra faute de trouver une corde pour remonter l’eau, et ne voulant pas déroger a l’ordre de son époux de lui amener de l’eau, est descendue au fonds du puits chercher l’eau a la source pour satisfaire ce dernier. L’arbre de « ngigissga » est aussi un des endroits ou affluent beaucoup de fidèles. L’on raconte que sous cet arbre s’asseyait Serigne à ses 12/13 ans pour apprendre le coran. Le Magal de Porokhane est le 2iéme plus grand événement de la communauté mouride après le Magal de Touba et célèbre sokhna jaara Bousso la vertueuse mère de Serigne Touba Khadimou rassoul.

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