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actualités Internationales - 12 juillet 2020

Mali: IBK annonce une « dissolution de fait » de la Cour constitutionnelle

Vendredi, l’Assemblée nationale et le siège de la télévision à Bamako ont été saccagés. Samedi soir, les manifestants dressaient à nouveau des barricades dans les rues de la capitale malienne.

Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a fait un geste pour ramener le calme. Il a annoncé, samedi 11 juillet au soir, une « dissolution de fait » de la Cour constitutionnelle pour tenter de dissiper les tensions quasiment insurrectionnelles qui parcourent la capitale Bamako depuis deux jours.

La Cour constitutionnelle focalise les protestations en cours, avec le président lui-même. Dans une brève allocution télévisée, la deuxième en une semaine, M. Keïta a fait savoir qu’il abrogerait les décrets de nomination des juges de la Cour encore à leur poste, ce qui revient selon ses termes à une « dissolution de fait ».

La décision de la Cour constitutionnelle d’invalider une trentaine de résultats des élections législatives de mars-avril passe pour un élément déclencheur de la contestation qui a atteint son apogée vendredi et samedi.

M. Keïta a paru ouvrir la voie à des législatives partielles dans les circonscriptions concernées par les invalidations de la Cour constitutionnelle, comme l’avait recommandé une récente mission de bons offices de la communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dépêchée pour désamorcer les tensions.

« J’ai décidé d’abroger les décrets de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle et d’aller vers la mise en œuvre des recommandations issues de la mission de la Cedeao, a-t-il dit. Cette dissolution de fait de la Cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que, rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions aux contentieux issus des élections législatives. » Certains des neuf membres de la Cour ont déjà démissionné. Un est mort.

Interpellation de membres de l’opposition

La capitale a de nouveau été la proie de heurts qui sont allés s’intensifiant dans la soirée, au lendemain de la pire journée de troubles civils que Bamako ait connue depuis des années. L’arrestation depuis vendredi soir de plusieurs des principaux leaders d’une contestation qui vise directement le chef de l’Etat n’a pas fait retomber la fièvre dans la ville.

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