Face au trafic parallèle et à la falsification, une Agence africaine de médicaments va voir le jour

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Son commerce est très florissant sur les marchés de Lomé. L’Afrique en serait la plaque tournante malgré les mesures répressives mis en places dans plusieurs pays. Il s’agit du commerce des faux-médicaments. En 2011, le Forum économique mondial estimait ce commerce illégal à 200 milliards de dollars au niveau mondial. En marge de la rencontre annuelle des ministres de la Santé des pays africains et des représentants de l’Organisation mondiale de la santé à Lomé, la problématique de la lutte contre les faux médicaments s’est à nouveau posée mardi soir 23 août lors d’un panel. La décision qui en est sortie est la concrétisation de la mise en place d’une Agence africaine de médicaments.

C’est une idée qui avait déjà été lancée par l’Union africaine en 2019, et c’est le Rwanda qui accueillera le siège de cette nouvelle institution.  « Il nous faudra un conseil, il nous faudra également des fonds », affirme Minata Samaté Cessouma, commissaire à la santé à l’Union africaine. Sur les marchés de Lomé, les faux médicaments sont vendus en vrac à moindre coût. Ce sont des tonnes de ces médicaments falsifiés qui traversent les frontières chaque année. « Ce dispositif a permis par exemple pour l’année 2021 de saisir près de 70 tonnes, et d’interpeller et traduire devant la justice une dizaine de personnes impliquées », explique le colonel Yao Kondi, directeur de l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment.

Msn

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