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Actualités à Thiès - 15 avril 2020

ETAT D’URGENCE ET COUVRE-FEU : Les Jakartamen en chômage à Thiès

Sur l’ensemble du territoire national, les jeunes, confrontés à un chômage sans précédent, investissent les petits boulots. A Thiès, comme partout ailleurs, c’est dans le secteur du transport avec les mototaxis « Jakarta » qu’ils se déploient en masse. Seulement, depuis l’état d’urgence sanitaire, ces braves jeunes « goorgorlous », acteurs de l’informel de la ville aux-deux-gares où presque tout est à l’arrêt, commencent à broyer du noir. Ceci depuis l’entrée en vigueur des mesures interdisant aux conducteurs de motos de transporter des passagers.

Le couvre-feu en vigueur dans tout le pays accompagné de mesures restrictives dans le secteur du transport avec l’interdiction de prendre des passagers sur les motos pose problème à Thiès. Les mesures portent un coup de massue à une jeunesse qui, désespérant de trouver des emplois salariés, s’était tournée massivement vers le secteur informel. A travers les motos « Jakarta », nombre de jeunes Thiessois parvenaient à gagner leur vie. Mais depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence, toutes les activités économiques sont à l’arrêt dans ce Cayor.

Ces jeunes « Jakartamen », en situation de détresse depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, se trouvent actuellement en chômage technique avec l’interdiction qui leur est faite de transporter des clients. L’essentiel d’entre eux étant des soutiens de famille, du coup toute la population s’est retrouvée dans le désarroi total. « Je n’étais pas au courant d’une telle mesure prise par le Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres routier dans le cadre du combat contre le Covid- 19.

La semaine dernière, alors que je prenais un client en centre-ville, des policiers m’ont interpellé et sommé de descendre et ont confisqué ma moto. Maintenant, c’est notre business qui est à l’arrêt », se lamente P. D., jeune père de famille au quartier Darou Salam. « À présent, je peine à faire face aux besoins de ma petite famille, à nourrir ma femme et mon enfant », nous confie-t-il. Un de ses amis « Jakartaman », B. D., lui, de trouver que « c’est un véritable calvaire que nous vivons avec cette situation. C’est vraiment compliqué. Je ne parviens plus à me prendre en charge. Les mesures gouvernementales ont tout compromis ».

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