BF037625 031B 48B4 B342 93DFC0D024E9 - DOSSIER : Connaissez-vous Yaadikone Ndiaye, « le Boy Djiné des années 50» qui s’est évadé de prison 32 fois ?
Home A la une à Thiès DOSSIER : Connaissez-vous Yaadikone Ndiaye, « le Boy Djiné des années 50» qui s’est évadé de prison 32 fois ?

DOSSIER : Connaissez-vous Yaadikone Ndiaye, « le Boy Djiné des années 50» qui s’est évadé de prison 32 fois ?

De son vrai nom Babacar Ndiaye, Yaadikone Ndiaye, « le Robin des bois sénégalais » est né à 4 km de Nguekhoh plus précisément à Keur Gondé Dièye, en 1922. Fils de Coumba Diop et de Makha Ndiaye. Son surnom « Yaadikone » signifie celui qui était parti et qui est revenu en wolof . Il est appelé ainsi pour une raison.Chaque fois que sa mère mettait au monde un garçon, ce dernier mourrait. Quand elle eu son 6e fils, elle lui fit une marque, une marque qui selon la tradition permettait de stopper la malédiction. Après la mort du 6e enfant, un 7e fils naquit avec la même marque. On lui donna alors le nom de Yaadikoone. La marque se trouve au niveau de l’auriculaire. Dès son plus jeune âge, Ndiaye Yaadi, comme l’appelaient ses proches, a commencé à apprendre le Coran chez Serigne Thiam, au Campement Nguekhoh. Au fil du temps, l’envie de découvrir la capitale lui vint à l’esprit, il a alors fugué et s’est retrouvé à Dakar.

L’homme, comme le raconte la légende, fut arrêté 32 fois et s’évada autant de fois, les gens qui attribuent le titre de « Michael Scotfield sénégalais » à Boy Djiné ont dû oublier la prouesse de Yaadikone Ndiaye à son époque.

Mais Comment donc Yaadi arrivait-il à s’évader de prison ?

Une question que s’était souvent posée son « ami », le Procureur Desprez. Ce dernier une journée, lui avait lancé un défi comme quoi s’il arrivait, à s’échapper une énième fois de prison, il le laisserait tranquille. Yaadikoone Ndiaye relèvera ce défi.

« Tu ne pourras pas t’échapper cette fois-ci. Si tu arrives à le faire, je te laisserai tranquille », lui avait dit le Procureur, après sa dernière évasion. Yaadikone, qui était un homme de défis, lui avait répondu ceci : « Je vais sortir de prison vendredi, en pleine journée, après la prière de 14 heures ». ‘Djinné’ – comme ses proches le surnommaient – ( tout comme Boy Djiné) ,  était enfermé à la chambre 7 de la prison civile, actuelle prison de Rebeus. Il était enchaîné de partout et était sous la surveillance permanente des gardiens. Sa cellule avait deux portes. La première était en grille fermée avec d’énormes barres de fer et la deuxième en bois fermée avec trois cadenas. Yaadi avait dit au Procureur Desprez qu’il ne serait pas dans sa cellule après la prière. Quand les gardiens sont venus le voir après la prière du vendredi – aussi surprenant que cela puisse paraître – Yaadi n’y était plus. ‘Djinné’ vint de s’échapper pour la énième fois.

Comment ? Un mystère que personne n’a pu percer !

Tout comme on ignore jusqu’à présent comment Boy Djiné a réussi à s’échapper 12 fois dans l’histoire de l’administration pénitentiaire ! Qui l’aide ? , comment? , que paye t-il en revanche ? Autant de questions qui nous taraudent l’esprit mais hélas jusque-là sans réponse.

Pour Yaadikone , l’histoire ne dit pas pour quels délits Il avait été arrêté tant de fois. On le présentait comme un » Robin des bois » qui volait aux riches pour donner aux pauvres, mais, cela ne reste qu’une légende à en croire Mor Mbinda Fall, un de ces amis, « Ndiaye Yaadi était quelqu’un de bien. Il était sympa. C’était quelqu’un d’extraordinaire et de surprenant aussi. Il n’avait pas de problème avec les gens, c’est juste qu’il n’aimait pas l’injustice. Il ne la supportait pas. Tout ce qu’il prenait chez les gens, il le donnait aux enfants. Lorsqu’il y avait une projection de film par exemple au cinéma et qu’il fallait payer pour y assister, Yaadikoone venait et défoncer toutes les portes pour que les enfants et ceux qui n’avaient pas d’argent pour payer le ticket d’entrée puissent entrer librement et regarder le film. Il en faisait de même avec les vendeurs. Et si tu résistes, il te frappe. C’était ça son seul tort, mais il n’était pas un bandit », indique son bras droit.

Yaadikoone n’a jamais toléré qu’on maltraite une femme, encore moins un vieillard ou un enfant .

Il s’était retiré en 1960, en se livrant exclusivement à l’agriculture et la confection de talismans. Il mourut en 1984.

Boy Djiné quant lui a été épinglé aujourd’hui même , il y’a quelques instants par la police de Tambacounda plus exactement à Missirah. 

Même menoté, entouré de gendarmes il ne cessait de crier « je continuerai à combattre mon injustice » celà serait-il synonyme d’une prochaine évasion ? Mystère et Boule de gomme! Seul letemps nous le dira.DEC44BAB A18E 4DB5 B6FA 55F4A48069C2 - DOSSIER : Connaissez-vous Yaadikone Ndiaye, « le Boy Djiné des années 50» qui s’est évadé de prison 32 fois ?BF037625 031B 48B4 B342 93DFC0D024E9 - DOSSIER : Connaissez-vous Yaadikone Ndiaye, « le Boy Djiné des années 50» qui s’est évadé de prison 32 fois ?

Laisser un commentaire

Check Also

Non recrutement dans la fonction publique: les déficients visuels mécontents comptent organiser un sit-in ce 22 juin

Les déficients visuels diplômés de Thiés veulent plus de consid…