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Scandalisé, Maodo Malick Mbaye condamne et alerte

DÉSHONORANTE GUÉGUERRE ENTRE RESPONSABLES DE L’APR




Maodo Malick Mbaye

Le leader du Mouvement «Geum Sa Bopp», Maodo Malick Mbaye, ne peut plus résister au «choc» que constitue, à ses yeux, «l’ignominieuse guéguerre» que se font certains responsables de l’Alliance pour la République (APR). Le membre de la Conférence des leaders de la majorité présidentielle, depuis la capitale du Sud, Ziguinchor, se dit d’autant plus indigné que « les dérives verbales notées dans cette bataille prennent une nature alarmante, car faisant de plus en plus référence aux origines sociales et ethnico-religieuses ».

La guéguerre entre responsables de l’Alliance pour la République (APR), depuis quelques temps, a suscité l’indignation du Directeur général de l’Anamo, Maodo Malick Mbaye, qui invite le Chef de l’Etat à « siffler la fin de la recréation ».

Le responsable politique à Thiès se veut clairement d’avis que « la ligne rouge, une fois franchie, mènera directement à l’éclatement de l’unité et de la cohésion nationale ». Le membre de la Conférence des leaders de la majorité présidentielle, condamne et alerte sur les « dangers » d’une telle situation. Parce que flairant dans cette affaire des « relents parfois raciaux »», qui peuvent « agresser la consistance nationale ».

Il remarque que « Ce genre d’attitude dans un Parti au pouvoir, dans une Mouvance présidentielle, ce n’est pas une première au Sénégal », et pense qu’« on a vu plus violent dans le passé ». Et de se rappeler certains renouvellements d’instances de partis qui se déroulaient sur « fond de violences physiques et verbales », des « meetings qui se terminant avec mort d’hommes ». Toutefois quoiqu’il s’en désole, s’indigne, Maodo Malick Mbaye dit « n’être pas inquiété à ce point pour deux raisons ». D’abord, souligne l’homme politique, « ceux qui croient que la majorité échappe au contrôle du Président Macky Sall se trompent lourdement. Macky Sall, aujourd’hui plus que jamais, a toute autorité sur l’ensemble des hommes et des femmes qui évoluent dans la Mouvance présidentielle, quels que puissent être leurs points de vue au niveau du verbe ou de l’attitude ».

L’autre point évoqué par le Directeur général de l’Anamo tourne autour d’un « souhait » pour « ne pas atteindre la ligne rouge », d’autant que, pense-t-il devoir alerter, « tous les pays qui ont sombré l’ont été de cette manière ». M. Mbaye qui ne souhaiterait pas en arriver là, avouera que « la vie politique sénégalaise n’a jamais été un long fleuve tranquille ». Mais, tient-il à préciser, « là où je suis en train d’alerter mes camarades, l’opinion publique, la presse, c’est de dire : ‘’Faisons attention !!! Toutes les interpellations qui sont liées à l’ethnie, à la race, à la religion, aux castes, à l’extraction sociale, mènent tout droit vers l’éclatement, la déchirure du tissu de la cohésion nationale’’ ».

Et, souligne-t-il, « la cohésion nationale, c’est comme la confiance, une fois perdue ou une fois déchirée, elle est déchirée à jamais ». Le leader du Mouvement «Geum Sa Bopp» pense que « par de telles interpellations, on est presque arrivé la ligne rouge ». Dans cette affaire, il fait comprendre que le seul aspect qui, lui, le dérange et incommode pratiquement tous ceux-là qui se disent : « Enfants de la République », concerne le « point noire », la « ligne rouge à ne pas franchir », avec des déclarations ayant trait à ces origines ethniques, sociales, raciales. L’homme politique ne manque surtout pas de préciser que « cette tension entre responsables apériste n’est nullement synonyme d’une défaillance de contrôle du parti par le Chef de l’État », qui, souligne-t-il, « agira en temps opportun pour y mettre un terme ». Aussi la mouvance présidentielle prendra ses responsabilités le moment venu, dira-t-il.


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