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A la une à Thiès - 10 avril 2020

COVID-19 : Attention aux malades mentaux errants

A Thiès, les nombreux malades mentaux errants pourraient être de véritables vecteurs de transmission communautaire. Ils peuvent être des porteurs sains, devenir malades de la maladie du Covid-19 ou contracter d’autres affections.

Dans le cadre de la riposte, nombre de Thiessois, à l’instar de la présidente de l’association « Aide aux malades mentaux diminués », Binta Fatim Dieng, défenseur infatigable des malades mentaux errants de la ville de Thiès, invitent l’Etat à se pencher sur le sort de ces « citoyens errants » qui peuvent être de « véritables vecteurs de propagation du virus corona tant redouté. Ils vivent parmi nous, et sont en nombre non négligeable ».

Des malades mentaux errants dont la situation est, évidemment, particulière. Ne serait-ce que parce qu’ils mangent dans les poubelles, dorment à la belle étoile et ne se préoccupent pas de leur hygiène. Une situation qui les expose au coronavirus. Ils risquent d’avoir le virus en eux et d’assurer la transmission communautaire. Selon nombre de Thiessois, « ces déficients mentaux que l’on croise partout dans la ville peuvent être de véritables vecteurs de propagation de la pandémie de covid-19 au Sénégal.

Pire, des agents de la transmission communautaire tant redoutée ». Nos interlocuteurs remarquent qu’« un seul malade mental contaminé peut propager la maladie chez beaucoup de citoyens. Une fois contaminé, le malade mental peut ne pas présenter de symptôme, ni de signe. Il peut, en quelque sorte, être un porteur sain, et en même temps transmettre la maladie en douceur. Comme il pourrait aussi développer une forme plus sévère de la maladie. Un seul objet ramassé quelque part puis abandonné plus loin, ou un malade qui touche à la porte d’une maison peut contaminer plusieurs membres d’une même famille sans que celle-ci s’en rende compte. C’est là où ça devient extrêmement dangereux ».

Une bande d’enseignants croisée à la Promenade des Thiessois d’indiquer : « si rien n’est fait, on ne devrait pas s’étonner de voir un malade mental errant mourir du virus dans la rue ». Très possible dans la mesure où « tout ce qui est jeté dans la poubelle peut être source de contamination du virus ». Pire encore, « les malades mentaux errants peuvent entretenir cette transmission communautaire tant redoutée. Car en squattant les maisons, les poubelles, les surfaces, ils constituent carrément des vecteurs de cette transmission communautaire ». D’où l’urgence de les prendre en charge.

En tout état de cause, les Thiessois, eux, sont formels. « Si on veut vraiment gagner la guerre sanitaire enclenchée contre le Covid 19, l’Etat devrait impérativement se pencher sur la situation de ces malades qui errent dans les rues. Ce pour les protéger contre le virus et aussi éviter qu’ils ne le propagent ».

Un psychiatre propose de les protéger. « Et c’est à l’Etat de prendre ses dispositions pour qu’il n’y ait personne dans la rue. Puisqu’ils peuvent se contaminer et certains peuvent en devenir des malades et d’autres des porteurs asymptomatiques. Ils peuvent toujours entretenir la présence du virus sur notre territoire à travers la rue.

Or, tant que le virus est dans la rue, il y a possibilité qu’une contamination se fasse. Il est important de prendre en charge ces malades mentaux, de les protéger et d’éviter qu’ils soient porteurs ou malades de ce virus ».

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