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Avortement clandestin: la police cueille une fille mineure et son amant à l’hôpital Dominique

Les éléments du commissaire Mame Arona Bâ ont alpagué au niveau du centre de santé Baye Tall Diop (ex- Dominique) une jeune fille dénommée C. MB, âgée de dix-huit ans, ainsi que son amant, Cheikh Oumar Diallo, un ex-militaire âgé de 21 ans. Ils sont accusés d’avortement clandestin et de complicité. Face aux policiers, les deux amants ont reconnu les faits mais, en plus, la mineure a mouillé sa grande sœur établie à Saint-Louis. Au terme de leur garde à vue, ils ont été tous les deux déférés au parquet.

Poursuivis pour les délits d’avortement clandestin et complicité de ce chef, l’élève mineure C. MB et son copain Cheikh Oumar Diallo ont été déférés au parquet par les éléments du commissaire de police de Pikine, Mame Arona Bâ. Vers trois heures du matin, il y a quelques jours, les parents de la fille ont été réveillés par cette dernière qui se plaignait de douleurs au ventre.

Transportée au niveau du centre de santé Baye Tall Diop (ex-Dominique), une des sages-femmes a constaté, après examen, que la lycéenne avait ingurgité des comprimés abortifs. La sage-femme a rendu compte au médecin chef qui a immédiatement appelé les éléments du commissariat de police de Pikine qui se sont automatiquement transportés sur les lieux pour un constat d’usage avant d’alpaguer les deux suspects.

Une fois dans leurs locaux, les deux amants ont été soumis au rouleau compresseur des enquêteurs. Et, naturellement, ils ont fini par avouer leur forfait. Selon Cheikh Oumar Diallo, trois semaines après avoir constaté sa grossesse, son amie lui a fait part de son état.

«Après un test confirmatif, nous avons décidé d’un commun accord de pratiquer un avortement. Quelques jours après, ma copine m’informe que le copain de sa grande sœur, Bineta Mb, basée à Saint-Louis, est prêt à nous aider à nous débarrasser du fœtus. Elle m’a menti dans un premier temps en me disant qu’elle avait pris des comprimés abortifs qu’elle a déjà utilisés. Du fait qu’elle m’a dit que, malgré cela, la grossesse subsiste, nous avons fait un nouveau test de grossesse qui s’est révélé positif. Sur ce, je lui ai demandé si elle voulait garder la grossesse», a raconté Cheikh Oumar Diallo aux enquêteurs.

Avant de poursuivre: «Quand elle a répondu par la négative, je lui ai alors demandé le numéro de téléphone de l’ami de sa grande sœur, J. Ndir. J’ai joint au téléphone ce dernier qui m’a mis en contact avec un nommé D. Bâ. Celui-ci m’a donné rendez-vous au garage Petersen, plus précisément, à l’arrêt 55 avant de me faire remettre les médicaments par une tierce personne. Dans la soirée, je suis allé chez mon amie C. MB pour lui exiger de boire les comprimés. C’est sur ces entrefaites que j’ai eu son jeune frère au téléphone tardivement dans la nuit qui m’a informé de sa présence au centre de santé de Baye Tall Diop suite à des maux de ventre».

Interrogée à son tour, C. Mb a expliqué aux policiers de Pikine qu’elle avait constaté son état de grossesse depuis le mois de Ramadan et s’en était ouverte à son amant puis à sa grande sœur qui lui avaient dit que ce ne serait pas bien vu par la société et que ce serait même une honte pour leur famille. Ainsi, de commun accord, ils avaient décidé de pratiquer l’avortement. Sur ce, sa grande sœur l’a mise en contact avec son ami, J. Ndir, qui se dit médecin.

« Comme je n’étais pas chaud pour procéder à l’avortement, j’ai dit à mon copain que j’ai utilisé les comprimés, mais cela n’a pas marché. Ensuite, je lui ai dit que je voulais garder la grossesse. Ce qui a donné une dispute… Un jour, ma grande sœur m’a rappelé pour me presser de me décider car son ami médecin lui a dit qu’au-delà de quatre mois, il ne pouvait plus rien faire. Le lendemain, mon copain m’a demandé le numéro de téléphone de J. Ndir. Quand il l’a appelé, ce dernier lui a dit qu’il ne m’a jamais délivré de médicaments. Il est venu coléreux vers moi pour me dire pourquoi je lui mentais. Puisqu’il avait 15.000 FCFA en sa possession, je lui ai remis 5000 FCFA. Dans l’après-midi, il est revenu à la maison avec des comprimés en m’exigeant de les boire devant lui. Après avoir pris quatre comprimés, il m’a dit qu’il n’avait plus confiance en moi et a emporté avec lui les médicaments pour revenir aux environs de 22 heures. J’ai pris la même quantité de comprimés. Vers 3 heures du matin, il m’a demandé de prendre le reste des comprimés. C’est à ce moment que j’ai commencé à me tordre de douleurs avant d’être évacuée à l’hôpital Dominique » a-t-elle poursuivi.

Au terme de leur garde à vue, les deux amants ont été déférés au parquet en attendant leur jugement. Les recherches pour tenter d’appréhender la grande sœur ainsi que son ami docteur ont été vaines, raconte Le Témoin.

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