Allègement des mesures : Faut-il s’attendre au pire ?

Allègement des mesures : Faut-il s’attendre au pire ?

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La propagation du Coronavirus en question

« Tous les efforts consentis sont restés vains, et il faut s’attendre au pire. Car l’ouverture des marchés « louma » est propice à la propagation du Coronavirus. » C’est la conviction de Cheikh Seck, secrétaire général d’un syndicat de la santé.

Pour lui, dans le discours du  Président qui parlait à son peuple, différents aspects ont été abordés. «  La résilience,  les impacts des secteurs autres que  la santé, comme l’économie et les entreprises. » C’est dans ce cadre qu’il situe la subvention et l’aide à ces structures, pour les montants suivants. « 200 milliards aux entreprises, 64 milliards pour le secteur de la santé et aux hôteliers 51 milliards.»

Ce  qui est une bonne chose, mais la reprise de la vie économique, ne va-t-elle pas avec la circulation du virus ?

La pression pour l’ouverture les mosquées

Outre le volet économique, il y a un autre élément, le volet religieux, tout aussi porteur de risques. Depuis un certain temps, des gens ont mis la pression pour qu’on ouvre les mosquées. Même si au Sénégal, presque tout le monde est croyant. N’y aurait-il pas moins de risques à faire nos prières à la maison ?

Le Président lui-même, dans son analyse, a parlé de cette maladie. Avec à l’heure actuelle « 7000 contacts qui sont 7000 potentiels malades et 7000 potentiels vecteurs. »

Ces mêmes personnes pouvant être n’importe où, l’Etat est mis devant responsabilités. Et selon Cheikh Seck « les agents de santé, dans le secteur, ne sont pratiquement pas écoutés. »

« Peut-être que c’est parce que nous ne pesons pas lourd. Par rapport à cette économie » ajoutera t-il ironiquement.

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