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Accueil triomphal des lions à leur retour du Caire pour leur deuxième place : que ce serait-il passé s’ils avaient gagné la coupe ?

Accueil triomphal des lions à leur retour du Caire pour leur deuxième place : que ce serait-il passé s’ils avaient gagné  la coupe ?

Des images féeriques ce samedi 20 juillet 2019

d’hommes, de femmes et surtout de jeunes, dans une véritable effervescence, pour acclamer les lions de l’aéroport Léopold Sédar Senghor au palais de la république; une foule en délire durant tout le trajet, de 17h à 21h, qu’est-ce qui explique un tel déferlement populaire ? Il y a plusieurs niveaux de compréhension pour expliquer une telle liesse.

D’un point de vue sociologique, c’est d’abord une revanche sur un cruel destin ! Ce n’est pas en effet pour rien que la devise de l’armée est « on nous tue, on ne nous déshonore pas !». Si dans le même registre le Président Macky Sall leur dit « vous êtes tombés les armes à la main » « dem ngen ba diekh jerejeuf » (vous vous êtes donnés à fond, merci), le Président du parti REWMI dans l’opposition Idrissa Seck « vous avez hissé le Sénégal au plus faut niveau de la compétition » et l’entraîneur Ben Madi « l’Algérie a livré devant le Sénégal son plus mauvais match du tournoi», ces discours concordants ne sont donc que l’expression orale de cet accueil historique.

D’un point de vue organisationnel et comportemental, aucun problème de payement de prime, aucune grief contre la fédération durant toute la préparation, ni pour l’hébergement, ni de retard ou billets  d’avion, aucune querelle entre les joueurs ou avec le staff. Ce que le peuple a donc voulu magnifié, c’est ce sentiment d’unité nationale  patriotique, l’image d’un Président et son gouvernement proches du peuple, d’un entraîneur bien de chez nous fièrement accueilli par son père Mamadou.

Le peuple a donc jeté la gourme de ses rancunes, colères et déceptions. A juste titre, par maturité, par résignation ou tous les trois à la fois,  ce qu’il demande maintenant, à Aliou Cissé, au gouvernement et aux joueurs, c’est de faire un bilan sans complaisance de notre participation, pour comprendre pourquoi, avec une possession de 60%,  31 coups francs et ces énormes talents dans tous les compartiments de l’équipe, on domine sans gagner ?

Pourquoi, des générations antérieures d’Omar Guèye Sène, Jules François Bocandé, EL Hadji  Diouf, Khalilou  Fadiga, à aujourd’hui Sadio Mané et Kalidou Koulibaly, la  coupe refuse obstinément  la main tendue du Sénégal ?

Un autre point d’accord est enfin le suivant : « dans deux ans, le Sénégal devra revenir du Cameroun avec le trophée ! Amiin !


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