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A la une à Thiès - 12 août 2020

A la découverte de Mont Roland, cette contrée sénégalaise au nom français

Le « Ndút »  huttes en français, était une province du Cayor , cette contrée située au bas de la colline  polarisait  23 villages. En 1891,   l’installation du Village de  Tivigne Tanghor, niché au bas de la colline du « Ndút » abritant le Sanctuaire,  a valu au « Ndút » le nom de Mont-Roland. Un nom qu’il a hérité de son jumelage avec la commune du Dole (France). Aujourd’hui, « Ndut » est devenu Mont Roland  et se trouve dans l’arrondissement de Pambale, département de Tivaouane, à quelques 90 kilomètres de Dakar. Seule commune qui ne porte pas le non de sa capitale.IL polarise actuellement 18 villages regroupant  près de 15.000 âmes  dont les activités principales sont l’agriculture et l’élevage.

Le « Ndút » où Mont Roland comme toutes autres localités a son propre histoire. D’après Thomas Gana Diouf, chercheur en tradition orale du « Ndut » dans son manuscrit, les témoignages des vieux de Mont-Roland sont unanimes pour affirmer que “les premiers groupes installés étaient composés de socés et qu’ils ont été suivis, peu de temps après, par les familles sérère r prenant part à l’exode du fleuve vers le sud, qui amena les sérères, du Fouta-Toro à leurs pays actuels”.

Et ce n’est que vers le 16 ème siècle, que l’entité Ndut s’est distinguée, alors qu’il se trouvait à « Tiwaawun ». D’où le nom du «quartier Ndut» au niveau de Tivaoune. Il faut noter que c’est au cours de leur migration qu’ils ont eu à créer « Teween » devenu Tivaoune et  puis « ak ndiaye end say » Ndiassane et « Lamilane l’héritage de l’âne » actuel  Lamlam.

« La chefferie du Ndút ».

En effet, le Ndút avait un gouvernement consultatif composé des chefs de lignages et des chefs de villages traditionnels. Nous avons ici une société matrilinéaire. Alors vint la période cruciale à laquelle, une frange de cette population qui était isolée et protégée des Ceddo (les habitants du Ndakarou ancien) sous la conduite de Dial Diop, fils de Ngoné Mbengue et du marabout hôte, Massamba Coki Diop, aient quitté l’ancien site de Sao, pour aller fonder « Thiédèm » le premier village « lébou » sur la route des Niayes.

Selon l’historien, on ne peut pas parler de l’histoire des villages  du Ndút sans mentionner le nom de leur fétiche personnifié. Ce qui est un symbole de leur sédentarisation dans leur fief actuel. « Parce que la vie religieuse traditionnelle, tournait autour d’un fétiche personnifié qu’on appelle “NJAWOOR SIIS”. A suivre….

Sarah

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