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ACTUALITES AU SENEGAL DU JOUR - 14 septembre 2021

24ème anniversaire du décès de Mame Dabakh (14 septembre 1997) : le Sénégal perdait un grand homme de cohésion sociale.

Il compte parmi les figures religieuses à faire l’unanimité. En effet, toutes les confréries au Sénégal reconnaissent en lui, le fédérateur, le rassembleur, avec précisément une humilité sans précédent.  

Fils de El Hadj Malick Sy et de Sokhna Safiyatou Niang, Mame Abdoul Aziz Dabakh, est né en 1904 à Tivaouane. Il fait de longues études islamiques en apprenant notamment le Coran et son exégèse, le droit islamique malikite, la langue arabe, la théologie asharite, le soufisme et les relations humaines. 

Après les disparitions de Serigne Babacar Sy et de Serigne Mansour Sy, Il devient ainsi le 29 mars 1957, le 3e khalife de Mame Maodo Malick Sy. Il répétait souvent les valeurs d’unité, de bon voisinage, de  concorde. Son surnom Dabakh (il est généreux, en wolof) est dû à sa grande générosité et à son ouverture. 

Durant son califat, il fit de nombreux voyages, notamment au Maroc, en Arabie Saoudite, aux États-Unis, en France, en Mauritanie, suite aux nombreuses sollicitations qu’il reçut, en rapport avec la haute maîtrise qu’il avait du savoir islamique.  

Son discours à la Mecque en 1965, au congrès islamique, où il fut remarqué, non seulement pour sa maîtrise de la langue arabe mais aussi pour la pertinence et la haute portée de son discours, reste encore dans la mémoire du tijanisme en Afrique. Au Sénégal, il œuvra beaucoup dans le domaine agricole et reçut en 1965 une médaille dans ce domaine. 

Sortie de la préstigieuse école de Mame Maodo Malick, Mame Abdou est toujours dans cette logique véridique avec un discours poignant qui rappelle aux croyants les exigences et recommandations de l’Islam. 

Aujourd’hui, le Sénégal se souvient toujours de cette figure malgré ces 24 ans de vide. Dans certains moments où l’atmosphère est tendue, la situation sociale inquiétante, il suffit de rappeler ses enseignements pour éviter tout désordre. Son œuvre et ses écrits demeureront toujours.

Cette journée de commémoration, si on peut l’appeler ainsi, a une importance capitale pour toute la Oummah islamique, particulièrement la tarikha Tidiane qui a perdu l’un de ses khalifes généraux dont le magistère reste l’un des plus marquants.  

Le 3ème Khalife de Maodo aura rempli sa mission en suivant la voie tracée par son vénéré père et s’est employé à tisser des liens étroits avec toutes les communautés. On se rappelle de sa complicité avec son homologue Khalife général des mourides Serigne Fallou Mbacké…

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