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Me Abdoulaye Wade à la 5e CONFERENCE DE LA FEDERATION DES ENSEIGNANTS LIBERAUX : « L’Etat ne peut plus continuer à payer des fonctionnaires à ne rien faire »

Lors de la 5e conférence nationale de la Fédération des enseignants libéraux (Fnel) tenue ce samedi au Cices, le chef de l’Etat a réaffirmé sa volonté de mettre les enseignants dans meilleures conditions de travail. Pour lui, sans la formation de ressources humaines de qualité, il serait illusoire pour certains pays de sortir du sous-développement. Egalement il a ajouté que l’Etat ne peut continuer à payer les fonctionnaires à ne rien faire.

Ils étaient venus de tous les départements du Sénégal répondre à l’appel de la Fédération nationale des enseignants libéraux (Fnel), écouter le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, qui faisait une communication sur le sujet « L’école sénégalaise et les grandes mutations du 21e siècle ». Accueilli par des salves d’applaudissements, Me Wade a salué l’engagement des enseignants libéraux, en soulignant que cette mobilisation, est la « démonstration éloquente » de leur représentativité dans le Parti démocratique sénégalais (Pds) et de la vitalité de leur fédération. Rappelant au passage le rôle déterminant joué, avant l’alternance, par la Fnel dans la réflexion et la mobilisation des militants. Pas de paie sans travail. Me Abdoulaye Wade a exprimé ses regrets devant le risque d’enlisement de la crise scolaire dans l’élémentaire. Selon lui, cette crise risque de remettre en cause les importants investissements consentis par l’Etat et ses partenaires pour rendre performant le secteur de l’éducation. « Cette 5e conférence des enseignants libéraux se tient au moment où le système éducatif est traversé par une crise préoccupante qui, si on n’y prend garde, risque d’annihiler les efforts énormes consentis par l’Etat et ses partenaires pour le financement de l’éducation et de la formation », prévient-il. Cependant, Me Wade dit ne pas comprendre l’attitude de certains syndicalistes qui, malgré les efforts de l’Etat, persistent dans le mouvement de grève. Aussi, promet-il d’y mettre fin. « L’Etat ne peut plus continuer à payer des fonctionnaires à ne rien faire », martèle le chef de l’Etat. L’avertissement est aussi valable pour les étudiants de l’université. « On ne peut pas continuer de donner des bourses à des étudiants qui font de la grève », dit-il, rappelant que le Sénégal est « le seul pays au monde qui accorde des bourses de façon massive et qui généralise les aides sociales ».

Changer de méthode de grève

Dans un souci d’apaisement, il invite les enseignants à user « d’autres méthodes de revendications » comme le port des brassards rouges. « Cette forme de revendication a l’avantage, selon Me Wade, de leur permettre d’user de leur droit constitutionnel, mais en préservant un autre droit tout aussi fondamental, le droit des enfants à l’éducation ». C’est pourquoi il demande aux enseignants membres de la Fnel de renoncer à la grève. « La grève est un droit, mais vous n’êtes pas obligés de le faire. Je vous demande de renoncer à la grève. Si nous étions dans un gouvernement qui n’investit pas dans l’éducation, on aurait compris. Mais, on se rend compte que plus on fait des sacrifices pour l’éducation plus ces sacrifices sont vains », déplore le chef de l’Etat. Une invite dictée par l’impératif d’assurer le droit à l’éducation des enfants et aussi l’urgence d’atteindre des objectifs que le Sénégal s’est fixés pour ce secteur. « Je demande à tous les enseignants de se départir de cet esprit qui ne conduit qu’à un gâchis national en nous empêchant de réaliser nos ambitions. Je ne dis pas qu’il ne faut plus faire la grève, mais vous pouvez prendre des positions qui ne sacrifient pas les droits des enfants », argumente Me Wade. En l’en croire, les grèves cycliques ont pour but de « semer la zizanie » dans le pays. Mais, « c’est peine perdue », martèle-t-il. De plus, le chef de l’Etat se demande de quel droit on sacrifie les enfants ? tout en mettant ces agissements sur le compte de « quelques énergumènes de politiciens égarés ». « Ils ne pourront jamais semer la zizanie dans ce pays », assène-t-il.

Pari sur le capital humain

Me Wade explique son option politique d’allouer à l’éducation 40 % du budget national - au moment où d’autres pays ciblent d’autres secteurs - par le souci « non seulement de soutenir les parents dans l’éducation et la formation de leurs enfants, mais également par cette obligation pour le Sénégal de former ses citoyens pour relever les défis multiples de développement ». Selon lui, l’éducation est le maillon indispensable pour conduire notre pays vers le développement en produisant des ressources humaines qualifiées. « Nous voulons faire du secteur de l’éducation le moteur du développement.

Parce que le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, c’est de donner à chacun l’éducation et la formation suffisantes pour qu’il puisse se prendre en charge », explique-t-il. Il a ensuite ajouté : « j’ai parié sur le capital humain et je suis sûr que je vais gagner ce pari ».

Aussi, invite-t-il les enseignants à se perfectionner et à poursuivre leurs études. « Il ne faut pas seulement être des enseignants et vous limiter-là. Vous pouvez être comme moi. Je ne suis pas plus intelligent que vous. Il suffit tout simplement d’avoir de l’ambition ».

Financements pour l’enseignement privé

Il promet aussi d’apporter un appui financier à l’enseignement privé en raison de sa « contribution indéniable » dans l’atteinte des objectifs de l’éducation du Sénégal. « Le gouvernement est prêt à aider l’enseignement privé. Nous allons l’aider sur le plan financier, les structures d’enseignement, les Ntic », souligne le chef de l’Etat, se demandant même pourquoi il ne nommerait pas un ministre de l’enseignement privé ? Mais, cette aide, précise Me Abdoulaye Wade, ne concernera que « les établissements qui se conforment à la réglementation ».

CHERTE DU COÛT DU LOYER : Le taux bientôt revu à la baisse

Le temps d’une rencontre, Abdoulaye Wade a arboré sa casquette de secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds). Il a annoncé que l’Etat va revoir le taux du loyer et a jeté des pierres dans le jardin de l’opposition.

Le chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, a annoncé que l’Etat va revoir le taux du loyer. « Il ne faut pas laisser les populations à la voracité de certains bailleurs », a dit Me Wade. « Sans porter toutefois un coup aux bailleurs qui ont emprunté pour construire », a précisé le chef de l’Etat. Arborant sa casquette de secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Wade a lancé des pierres dans le jardin de l’opposition. Il a qualifié ses adversaires politiques d’une « opposition en errance qui se cherche un leader » et un « programme ». Aussi, il a vu dans les assises l’absence d’un programme de cette même opposition dont le projet de société qu’elle avait présenté aux Sénégalais, le 25 février 2007, a été rejeté par 55 % d’entre eux. « Ces assises sont la preuve que les leaders de l’opposition n’avaient pas de programmes », a affirmé le secrétaire général nationale du Pds.

Institut de formation

C’est pourquoi, a expliqué Me Abdoulaye Wade, leurs termes de référence ne l’intéressent pas, allant jusqu’à épiloguer sur les capacités intellectuelles des participants aux assises nationales. « Les vrais cadres sont avec nous », a-t-il lancé à l’endroit du nombreux public, en ajoutant, « chacun d’entre vous peut faire un cours à ces gens. Je vous promets que je ne parlerai plus des assises », a poursuivi Me Wade en se demandant de quoi se réclament-ils ? « J’ai l’impression qu’ils rêvent », a-t-il répondu, en leur reconnaissant le droit de se réunir et de réfléchir. « Les gens sont libres de cogiter. Mais j’attends de voir qu’est-ce qui sera original dans ce programme », a déclaré Me Wade, convaincu que son parti peut conserver le pouvoir au moins pendant 50 ans, à la condition toutefois, que les militants aillent vers les populations pour leur expliquer sa vrai politique. Pour cela, a dit Me Wade, la formation est nécessaire. D’où son invite aux cadres et enseignants de son parti à la mise en place d’un Institut de formation. Cet Institut de formation permettrait avec l’exploitation des technologies et de la communication de diffuser l’information rapidement, mais également de remonter aussi rapidement les réponses en instaurant un dialogue permanent entre les instances dirigeantes du Pds et les militants à la base.

Dans ce cadre, il a annoncé la multiplication des cybers cases et la mise en place de la maison de l’outil. « Je compte beaucoup sur les ressources humaines que vous constituez pour réfléchir sur la vie du parti, les problèmes du Sénégal et votre capacité à leur trouver des solutions », a encore dit Me Abdoulaye Wade.


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