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WADE MENACE LES ENSEIGNANTS GREVISTES: Ponctions sur les salaires, suspensions et radiations en vue
S'il cède aux conseils de son entourage, Me Wade pourrait ordonner la suspension de salaires voire la radiation de certains enseignants grévistes. C'est pour éviter cette solution du pire que Sos Education se démène pour tempérer les ardeurs présidentielles.

 

Jusque tard, hier, les membres de Sos Education étaient en pourparlers avec l'intersyndicale enseignante pour jouer les facilitateurs et tenter de convaincre cette dernière de lever son mot d'ordre de grève. De sources dignes de foi, Amsatou Sow Sidibé et compagnie sont entrain de tout faire pour arrondir les angles entre l'Etat et l'intersyndicale enseignante en grève et éviter le pire. Selon la coordonnatrice de l'intersyndicale, sortie de la rencontre d'hier pas totalement réconfortée, une probable levée du mot d'ordre serait forcément synonyme d'acquis. ‘Nous sommes ouverts et disposés au dialogue tout en disant qu'il est toujours possible d'arriver à un consensus mais encore faudrait-il que de l'autre côté, des efforts soient faits', soutient Mariam Sakho Dansokho. En d'autres termes, l'intersyndicale veut avoir des acquis avant de lever son mot d'ordre.
D'ailleurs, même si c'est aujourd'hui que Mme Dansokho et ses camarades feront le dépouillement des avis recueillis à la base pour se déterminer par rapport à l'invite du chef de l'Etat, tout incline à croire que la tendance est à la radicalisation. ‘On ne peut pas avoir mené tout ce combat pour rien !', martèle un enseignant membre du bureau de l'intersyndicale. Selon une source proche de Sos Education, les enseignants grévistes ne seraient pas totalement contre la suspension de leur mot d'ordre, conformément à la demande du président Wade, mais ils ne le feraient que sur la base de certaines conditions.

En tout état de cause, il se susurre que, du côté du palais, on envisage un durcissement. Le président de la République serait, selon notre source, dans une colère noire contre les grévistes et envisage même des sanctions à l'encontre de ces derniers. Assimilant le refus des enseignants à sa proposition à un affront, rapporte-ton, Wade ne serait pas contre de mesures disciplinaires contre Mamadou Diop Castro et compagnie, comme l'y invitent, depuis quelques jours, certains de ses conseillers. C'est ainsi que, soutient notre source, il est possible de voir, du côté des enseignants, des salaires coupés et/ou suspendus, des affectations forcées. Certains responsables du Pds très remontés contre les grévistes, auraient même conseillé au président de la République d'aller plus loin en radiant purement et simplement les grévistes pour reprendre certains d'entre eux comme des volontaires simples. Ce qui ferait, selon cette aile dure, des économies à l'Etat.

Mais du côté de Sos Education, l'on n'entendrait pas la chose de cette oreille. Les membres de cette organisation, rapporte une source au fait des activités de Sos Education, pensent que c'est n'est pas la meilleure façon de gérer la crise scolaire. Amsatou Sow Sidibé et ses collègues sont d'avis que, même s'il y a encore divergence de point de vue, rien n'est définitivement perdu. Aussi, font-ils tout pour éviter le règlement de la crise par un durcissement du côté du pouvoir. C'est ainsi qu'aujourd'hui, confie-t-on, Sos Education et des responsables de l'intersyndicale vont rencontrer le Directeur du Cabinet politique du président de la République. Cette audience avec Babacar Gaye serait celle qui devrait précéder celle que Amsatou Sow Sidibé et ses camarades vont avoir avec le président Wade dans les tous prochains jours. Avec, en bandoulière, la demande qu'ils vont faire au président de la République de ne pas faire sienne la logique guerrière qui voudrait l'amener à opérer des coupes sombres dans le traitement des grévistes.

Source: Walfadjri

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