A chaque fois qu’il rencontrait sur son chemin la petite M. L. N., c’était pour lui adresser des propos aimables. Aussi, il n’hésitait pas à mettre la main à la poche pour offrir à la gamine une pièce. Et cette dernière le lui rendait bien par un merci « Mame C. B. » (grand-père). Ces largesses de l’homme du troisième âge ont duré des mois jusqu’au jour où il passa à la vitesse supérieure en demandant à la fillette de le suivre dans une dibiterie appartenant à un de ses parents. C. B. la déshabilla la gamine de dix ans pour assouvir ses pulsions sexuelles. Ensuite, il lui remit, comme d’habitude, une pièce de 200 francs. Depuis ce fameux jour, le muezzin prit l’habitude de satisfaire sa libido sur la petite qui recevait à chaque fois de l’argent. Le manège dura jusqu’au jour où la tutrice de l’enfant constata les nombreuses et inhabituelles escapades de M. L. N. Acculée jusque dans ses derniers retranchements, la petite fille finit par passer aux aveux. Munie de toutes ces informations, la bonne dame déposa sa plainte au commissariat de Police contre le muezzin qui fut interpellé et déféré à Thiès.
