L’album de Dread Maxim, intitulé « Musical Life » et sous-titré « Kan moy Dof », axé sur la vie musicale du chanteur, sera sur le marché ce samedi. Composée de 12 titres, cette production 100% reggae et 100% live sera présentée à travers une tournée scolaire à Dakar et dans les régions. « Musical Life ». Tel est l’intitulé du nouvel album du chanteur sénégalais de reggae, Didier Maxim Amar Mbengue. Plus connu sous le nom de Dread Maxim, il est l’un des meilleurs reggaemen sénégalais du moment. Cette production qui sera dans les bacs dès ce samedi est
le troisième opus qu’il sort, après « Révélation » en 2000 et « Jah Fire ». en 2003. Sous-titré « Kan moy dof » ; cet album comporte 12 titres. Il est 100% reggae et 100% live, avec la participation de quelques artistes sénégalais.
« Dans cet album, je parle de mon expérience musicale. J’explique par où je suis passé. C’est une représentation de ma vie musicale. Il y a même un titre axé sur mon cheminement musical », explique le chanteur, natif de MontRolland, dans la région de Thies. « Kan moy dof, qui est un des titres phares de l’album, est une question que je me pose et j’attends des réponses. Car c’est une philosophie par rapport à la folie. Il y a le côté positif de la folie, donc l’extraordinaire vu par la société, et il y a aussi le côté affreux », souligne-t-il à propos du sous
tirage de l’album.
Dread Maxim a également consacré un titre à la conscientisation des populations. « Ce morceau, qui signifié en français réveillez-vous, est en sérère, ma langue maternelle et cela donne ’Ndute yuné’ comme titre », indique-t-il avant de confier que la promotion de l’album
va débuter dès demain, samedi, à l’Université de Dakat, par une rencontre avec les étudiants ressortissants de Mont-Rolland. « Je ferai ensuite des tournées scolaires à Dakar, puis dans les régions de l’intérieur du Sénégal. Et puis, nous verrons pour la suite », lâche Dread Maxim.
Dread Maxim épingle les hommes politiques dans « Leader dealer »
Dread Maxim, l’un des chanteurs sénégalais de reggae les plus en vue, met sur le marché national un album de 12 titres, à travers lequel il jette aussi un regard sur la manière de gouverner des hommes politiques africains en général, sénégalais en particulier. Ses convictions, il les exprime dans le titre « Leader dealer » de cette nouvelle production.
« C’est ma vision de la politique d’ici, que je considère comme un jeu d’échecs, de dames, de fric. Il y a un maître du jeu, qui a ses pions et qui mène seul le jeu », dénonce le chanteur, selon qui, à cause da la mauvaise stratégie et de la manière de faire de nos leaders politiques, les jeunes paient les pots qu’ils n’ont pas cassés. « Les jeunes se retrouvent piégés dans ce jeu, parce qu’il n’y a que des contrevérités dans tout ce que les leaders disent. Et un jeune qui est tenté par ce jeu est pris dans les filets. C’est la jeune génération qui en pâtit, parce qu’on l’utilise », fustige Dread Maxim.
Le reggaeman est d’avis que « les leaders d’opinion sont souvent des vendeurs d’illusions. C’est un constat que j’ai fait et que j’ai observé. Maintenant, je veux un changement dans ce pays. Car nous avons tous intérêt à travailler dans ce pays, parce qu’une seule personne ne peut pas changer les choses. J’estime, par ailleurs, que si le président Wade affirme que nous avons un problème d’opposition, il a raison d’un côté, mais aussi, il faut que le pouvoir s’occupe plus du peuple. C’est-à-dire qu’il prenne en main le volet social ».
