Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla, a annoncé, avant-hier, la création de 6 lycées professionnels dans 6 zones de développement économique. C’était au cours de la visite qu’il a effectuée dans 3 centres sectoriels de son département.
La réforme de la formation professionnelle entre dans sa phase active. Avant-hier, le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a annoncé la création de 6 lycées professionnels pour mieux répondre aux besoins d’emploi des jeunes. « Ces lycées professionnels seront créés en fonction des 6 pôles de développement économique. L’élément essentiel dans ces lycées, c’est de développer la formation par alternance. Le bâtiment, l’industrie, entre autres, constituent les différents pôles de formation. Avec l’Onfp et le Fondef, la formation professionnelle initiale et continue des apprenants a connu des avancées significatives », a déclaré Mamadou Talla.
A l’en croire, pour accompagner la formation continue, le chef de l’Etat a doublé la Contribution forfaitaire à la charge des employeurs (Cfce) de 5 % à 10 %. « Nous devrions développer cette formation continue, mais surtout orienter les jeunes dans la formation professionnelle. Aujourd’hui, tout le monde ne peut pas aller à l’université. C’est tout le sens de la réforme de la formation professionnelle. Elle a pour finalité de permettre aux jeunes d’accéder à une formation qualifiante et dans plusieurs filières. C’est cela la vraie formation professionnelle que le gouvernement souhaite installer au Sénégal », a expliqué le ministre. M. Talla est convaincu que la formation professionnelle est la réponse durable au chômage des jeunes, rappelant que tous les pays du monde qui ont eu à se développer, sont passés par cette voie. Cependant, « il faut avoir une formation qui corresponde aux besoins des entreprises », a-t-il précisé.
Répondre aux besoins de l’entreprise
Au Centre de formation aux métiers du bâtiment et des travaux publics (Cfbtp) de Diamniadio, dernière étape de la tournée du ministre de la Formation professionnelle, Gorty Pouye, élève en première année de la filière Maçonnerie béton armé (Maba), n’a pas manqué d’exprimer sa fierté d’être de la première cohorte pour relever les défis. « Avec les effondrements des bâtiments qui sont devenus monnaie courante, il est bon de connaître les types de sols et les différents matériaux à utiliser pour faire une bonne fondation. C’est le lieu de magnifier l’opportunité que nous offre le Cfbtp de Diamniadio », a-t-il noté.
La visite a démarré au Centre sectoriel de formation professionnelle aux métiers des industries agro-alimentaires (Csfpiaa) sis au lycée Delafosse. Initié à la demande de la profession à travers un partenariat public-privé, ce centre a pour objectif de participer à l’amélioration de la compétitivité des entreprises du secteur agro-alimentaire et connexes.
Selon Moustapha Loum, le directeur de l’institut, le centre dispose d’une plate-forme technologique unique en Afrique de l’Ouest. Il a une vocation de qualifier les ressources humaines jeunes pour le volet initial et les opérateurs dans les entreprises pour le volet formation continue.
Après le Csfpiaa, la délégation a visité le Centre de formation aux métiers portuaires et à la logistique. Pour la directrice du centre, Awa Ndiaye, l’amélioration de la compétitivité au Port de Dakar est un enjeu majeur de la politique de l’Etat et de la stratégie des entreprises des secteurs des activités portuaires, du transport, des activités auxiliaires, etc. « C’est le premier et unique centre dans l’Afrique subsaharienne capable de dispenser des formations spécifiques basées sur l’approche par compétence », a expliqué Mme Ndiaye.
source soleil
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